Edito (suite)
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ASSOCIATIONS ET AUTO-ENTREPRENEURS : LES TICKET GAGNANTst inespéré : on peut désormais créer une activité légalement, sans perdre ses droits sociaux ( assedics, RMI, etc …), et avec un minimum de charges …
Et les associations, dans tout ça ? Hé bien c’est également pour elles une bonne nouvelle, car elles vont pouvoir employer à moindre coût des gens qui, bénévoles, se seraient vite découragés, et salariés, coûtent trop cher …

Mieux, un porteur de projet, surtout s’il compte œuvrer dans le culturel ou le social, a intérêt à monter les deux … ça ne coûte vraiment pas cher … et ça peut rapporter un vrai emploi, aidé et protègé ….

En effet, l’association aura alors pour lui  à la fois un rôle de base juridique pour rassurer ses clients, un label bien utile vis à vis des collectivités , des entreprises, et mêmes des particuliers.
Alors que son statut d’auto-entrepreneur lui permet de travailler ( enfin !) légalement, sans être bloqué par cette barre fiscale des 75 % du smic, avec un minimum de tracasseries administratives , et  une fiscalité réellement clémente. Certains ( jaloux ?) parlent même de paradis fiscaux dans nos murs à propos de ce statut d’auto-entrepreneurs.
Un autre avantage rarement évoqué, mais fondamental : le porteur de projet ne risque plus la saisie de ses biens en cas de déconfiture. Si ce n’est pas un progrès, cela !
Nous allons illustrer ces propos par un exemple détaillé :

Prenons Corinne, qui cherche à créer son propre emploi.
Elle touche un reliquat d’assedic, modeste, mais indispensable, et prépare son projet personnel .
Son idée n’est pas bête : elle est venue rendre visite à une tante, hospitalisée pour un problème osseux, et elle a pu noter qu’à part les soins purement médicaux, ou bien quelques services bien ciblés comme la télévision ou le passage d’une coiffeuse, rien n’était prévu pour aider, soulager les pensionnaires dans le domaine de l’hygiène personnelle, des vètements, de la lecture ..
Ce que la même personne avait à disposition à son domicile ( une aide ménagère, une assistante de vie, une infirmière libérale ;;;, tout ceci avait disparu en entrant à l’hopital ( et en clinique, cela aurait été pareil, elle a alors fait son enquête …).
Son projet est dès lors tout trouvé :
Elle va proposer ses services aux pensionnaires des établissements de santé, pour gommer toutes les tracasseries et les problèmes du quotidien : aider à faire un shampoing ( ce n’est ni un travail d’infirmière, ni celui d’une coiffeuse ), porter des lettres à la poste, amener de la lecture, porter des vêtements ( une tunique par jour, les sous-vêtements) au pressing, ou même les laver et les repasser, assurer l’accompagnement lors de promenades , etc …

Ce service novateur n’a aucune chance d’être accepté au sein d’une clinique ou d’un hôpital, s’il est proposé par une personne physique, même sous forme d’une auto-entreprise.
Ce qui n’est pas fait par la structure médicale, ne sera effectué que par une structure fiable et reconnue. Et cette structure, ce sera une association.
Le montage sera le suivant :
Corinne monte l’association ( bien sûr grâce au créakit J ), dans laquelle elle essaye de ne pas apparaître : il lui faut trouver deux amis ( amies) pour organiser le bureau bénévolement.
Ou alors une seule personne de confiance qui prendra le rôle de président(e).
C’est bien sûr cette association qui se présentera dans tous les lieux thérapeutiques pour proposer ses services, au passage disons le, c’est bien Corinne qui est la plus qualifiée et la plus motivée pour présenter ( on ne dit plus son projet, mais «  les activités de l’association …).
L’argument majeur, c’est de dire : nous vous débarrassons de toutes ces tâches que vous ne pouvez pas assurer, et un malade satisfait est un malade qui guérira mieux et plus vite.
A la clé, quelques articles de presse qui  encouragent l’initiative …et la porte coincée commence à s’ouvrir.
Notons le au passage : les journalistes adorent les associations. Ils feront des articles dix fois plus soignés ou élogieux pour une association, plutôt que pour le même projet porté par un individu . D’où la démarche de Corinne, qui l’a bien compris …

Dès que les premiers contrats sont signés, il faut se mettre au travail : l’association délègue Corinne pour l’effectuer, et une fois sur place, avec le bouche à oreilles dans l’hôpital, elle recrute vite , au nom de l’association, de nouveaux clients qui seront tous des membres : car bien sûr pour bénéficier des prestations de Corinne ( donc de l’association), il faut être adhérent et cotiser  … oh modestement ( 10 ou 20 euros de cotisation annuelle), mais cela signifie que l’association qui ne fonctionne qu’avec ses membres, est une asso fermée : elle fournira des prestations sans tva …

Corinne, elle, s ‘est montée en auto-entreprise : elle est déclarée à l’URSSAF, aux Impôts, à une caisse de Retraite … et elle ne perd pas ses droits sociaux, et continue de toucher ses assedic …
Elle est payée directement par chaque client, qui ne font aucune différence entre l’association qui organise, et Corinne qui fait le travail.Elle gagne vite bien sa vie ( ces prestations sont généralement proposées à domicile, pour 12 à 15 euros de l’heure), avec  quasiment aucun investissement, sauf son auto.
L’association a t’elle encore une utilité à ce stade ?
Bien sûr, cette association accompagne Corinne à tout moment, et si les clients deviennent trop nombreux pour elle seule, le choix se posera autrement : donner du travail à un (e) autre, toujours dans un cadre d’auto-entreprise, toujours par le biais de l’association, qui est plus que jamais nécessaire … ou bien tout chambouler, créer une véritable entreprise commerciale, et recruter pour effectuer ce surcroit de travail …
Et là nous disons :danger !, les charges sociales et fiscales, qui étaient vraiment modestes dans le cadre asso + auto-entreprise, vont carrément tripler  et cette boite nouvelle risque de capoter.

Voilà un exemple ( pas si fictif que cela …) qui illustre bien les avantages de cumuler les deux structures dans un même projet, en particulier dans les  domaines culturels et sociaux

 

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